Là où j’en suis…

Je me trouve dans la forêt où je vis, dans le salon de jardin au soleil. Je suis entourée d’arbres, de moustiques, j’entends des oiseaux, et un peu plus loin, je vois la tente et la cuisine d’extérieur. J’ai 35 ans, mon mari et moi n’avons pas (encore) d’enfant. Nous n’avons pas de travail au sens classique du terme. Nous mettons en place une vie la plus auto-suffisante et écologique possible, où l’on a besoin de gagner que le strict nécessaire pour payer les assurances, les impôts et de quoi se déplacer librement.

Ce que j’aime en ce moment dans ma vie, c’est de vivre dans la forêt, de me lever quand je veux, de sentir mon corps mince, beau et musclé, plein d’énergie. J’apprécie de vivre dans un endroit calme, beau, où je suis tranquille et de loger dans une tente plutôt que dans une maison conventionnelle. J’apprécie d’avoir accès à internet à volonté. Je me sens heureuse, contente et tendue intérieurement par des craintes et des appréhensions par rapport à l’avenir. Vais-je pouvoir vivre comme je le veux en respectant la nature ou quelqu’un va-t-il venir me faire chier avec un texte de loi que je n’applique pas à la lettre même si j’en respecte l’esprit ou que ma façon de vivre ne cause de tord à personne ?

Je voudrais vivre dans un logement plus confortable (plus grand et mieux isolé), avec un sol plat ; j’aimerais trouver le moyen d’éloigner les moustiques ou de ne plus souffrir de leurs piqûres ; j’aimerais que moi, mon mari ou nous deux ayons une activité professionnelle qui nous procure l’argent nécessaire pour payer les taxes, les assurances et les à-côtés sur lesquels nous ne sommes pas encore autonomes (vêtements, chaussures, déplacements, etc.), ainsi que de quoi investir dans des projets écologiques qui nous tiennent à coeur (serre, formations, etc.).

Il existe en moi des conflits émotionnels non résolus qui méritent que je les lâche : avec J-P (mon père), P (mon frère), J et P (tous des hommes, à noter que mon prénom commence par J et celui de mon mari par P). Ils ne méritent pas que je m’y attarde mais l’énervement que je ressens quand je pense à eux mériterait que je laisse partir cette émotion.

Un des rêves que j’ai pour cette vie est de vivre en forêt avec mon mari et nos enfants, de façon la plus auto-suffisante et écologique possible.

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